14 décembre 2009

N'aie pas peur de partir, car je ne t'en voudrais jamais

Il est 10h30 quand Le Phare apparaît sous mes yeux. En plein Chambéry, voici la nouvelle salle de concert des alentours. Il y a déjà du monde .. 53 personnes en tout. Damien est numéroté 54, moi 55. On joue aux cartes, je vais régulièrement me dégourdir les jambes, je lis, il écoute de la musique ..
Puis vers 14h, on se resserre tous, certains se font gruger quelques places.

On commence à s'impatienter, à s'inquieter. On veut être bien placé, nous tous qui sommes là depuis des heures.
Le froid se fait petit à petit oublier. Il fait -1 aujourd'hui en Savoie.

L'heure inscrite sur les billets est faussée; les vigiles se font huer, à force de venir nous narguer. "Les salauuuuuuds", nous chantons tous en coeur. On est amusé un instant puis, à 18h30, les vigiles demandent aux fans (!!) d'enlever les barrières, et le mouvement de foule se fait intense. Je me fais irrémédiablement entraînée, laissant Damien derrière moi. Des enfants pleurent, surpris par le mouvement de panique des fans. Une fois fouillée et le billet déchiré, je n'entends plus le vigile ("ne courrez pas, vous rentrerez tous") et je cours, cours, cours, comme un instinct de survie, je ne m'arrête plus, je réfléchis vite, aperçois un espace libre contre les barrières côté Oli. Tant pis pour Boris, tant pis - encore une fois- pour la merveilleuse avancée, le summum pour tout fan indochinois.

Les horaires sont les mêmes que d'habitude:
- Première partie de 19h45 à 20h15: This Is Pop que, contrairement à la majorité des fans, j'ai apprécié.
- Attente de 20h15 à 20h45.
A 20h35 commence l'intro, composée de vieilles chansons de l'entre deux guerres et de la baisse d'éclairage progressive dans la salle.
Les images apparaissent alors sur le rideau noir, la voix de Nicola résonne, je tressaille. Go, Indo, Go!

"Je nage et je dégage"
Et le rideau tombe.
Et les boys sont si près !
Je suis en extase.
Les premiers morceaux me défoncent, comem à mon habitude Marylin est mon exutoire. Vite, il y a J'ai demandé à la lune. Je commence à me calmer, je ne sais pas ce qui m'arrive. Le public chante seul, je trouve  ça tellement merveilleux et spécial .. La magie opère, ils enchaînent avec un Tes Yeux Noirs exclusivement chanté par 6000 fans, et moi j'éclate en sanglots. Je suis émue, ça peut paraitre con, de cette communion avec les fans, de ce moment magique que je vis pour la 5e fois.

Je ne m'en lasserai jamais.

Les deux filles du merch viennent se poser aux barrières juste devant nous.
Damien demande à l'une d'elle quelque chose .. Je la vois revenir et me tendre le médiator de Nicola..
L'autre s'adresse à Damien: "Elle est émue votre amie!".
Je suis tout bonnement en larmes, pas pour ce fichu médiator, mais pour tout ce qui se passe ce soir. Je me sens toute rouge. Damien me montre Boris et Matu, respectivement au Ukulélé et aux Claviers. Une ambiance intimiste s'est créée et j'en suis spectatrice au premier rang.

Puis le concert reprend son rythme normal, je sèche mes larmes.

Tout est beau, toutes ces images, cette voix, ces musiques .. Bordel que c'est bon.
Le medley me fait exploser de joei, c'est mon moment préféré à cause des anciennes chansons.
L'intro des Tzars se fait entendre, j'hurle seule, mon voisin de droite se marre.

Nicola revient de notre côté, entonne "Natacha.. Le vice-consul préfère les coups de fouet, une bouddha affaire qui va commencer..", ses yeux dans les miens. Il me fixe, je me force à ne pas détourner mes yeux. il a un de ces regards qui fait qu'on ne peut se tromper, on sait qui il regarde.

"Juste un signe de toi me suffira"

Je profite de tout, et je ressors affamée d'Indo.

Le prochain est pour avril, c'est loin. Je devrais pas me plaindre, mais je sens que je commence à devenir dépendante ..

Posté par miss_bounette à 22:08 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur N'aie pas peur de partir, car je ne t'en voudrais jamais

    tu l'es déjà bounette ^^ tu l'es déjà! et c'est pas une mauvaise chose jte lai dja dit mais ouahou! ça donne carrément envie d'en savoir plus et pourtant j'y étais mais... j'étais pas dans tête, je le savais pas comment tu vivais tout ça de ton côté. ça me rend ému jme dis que ceci restera à jamais gravé dans nos mémoires.

    Posté par Damien, 14 décembre 2009 à 22:43 | | Répondre
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